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Alimentation animale : très légère baisse de la production en Bretagne, selon Nutrinoë

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L’organisation professionnelle Nutrinoë a relevé une très modeste baisse de la production des fabricants bretons d’aliments pour animaux entre 2023 et 2024, lors de son assemblée générale qui se tenait à Le Rheu (Ille-et-Vilaine) le 26 juin. Dans le détail, elle s’effrite de 0,69 %, à 6,78 Mt. Sur les cinq premiers mois de 2025, la tendance est semblable : la production régresse très légèrement, de 0,58 % sur un an, à 2,82 Mt. La demande émanant du secteur porcin a poursuivi sa tendance baissière structurelle, bien qu’atténuée par rapport à l’an passé, « issue de l’arrêt de nombreux ateliers depuis 3 ans, principalement à cause à la pyramide des âges », commente l’organisation. La volaille a été dynamique sur la partie ponte et moins sur la partie chair. Le ruminant est de son côté porté « par une conjoncture de prix du lait favorable, poussant les éleveurs à aller chercher des performances de production plus élevées », précise-t-elle. D’autre part, l’augmentation de la taille des exploitations et la rationalisation des moyens de production (robots de traite) sont « favorables à la consommation d’aliment », justifie Nutrinoë.

La baisse de la production d’aliments est toutefois un peu plus marquée entre mai 2024 et mai 2025, de 4,61 %, pour tomber à 552 902 t. L’organisation s’abstient de toute conclusion hâtive quant aux raisons de ce recul : « Avec un même nombre de jours ouvrés qu’en 2024, il convient de suivre l’activité des prochains mois pour faire la part des choses entre les perturbations (anticipation/report de commandes…) liées aux jours fériés du mois de mai et la dynamique/tendance à l’œuvre pour l’année en cours. »

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Rappelons par ailleurs que l’industrie a dû faire face à une qualité dégradée des récoltes 2024 de céréales, compliquant les conditions de production d’aliments. Le maïs a par exemple été touché par des problèmes de mycotoxines. Des refus de lots par les industriels ont été rapportés, sachant que l’Ouest avait été davantage frappé que l’Est.

Qualité dégradée du maïs 2024