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Alimentation animale : une production européenne stable entre reprise économique et maladies animales

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La production d’aliments composés pour animaux en 2021 dans l’UE a très légèrement reculé en 2021 à 149,9 millions de tonnes (-0,16 % par rapport à 2020) selon les données prévisionnelles de la fédération européenne du secteur (Fefac) publiées le 29 octobre. La propagation des maladies animales (en particulier de la peste porcine africaine) a été contrebalancée par la reprise du marché mondial des céréales. La demande d’aliments composés a en effet été portée par la reprise du marché mondial des céréales, qui rend les aliments composés industriels économiquement plus intéressants que les céréales fourragères produites localement, constate la Fefac.

Confrontée à des restrictions d’importation, aux coûts élevés des céréales fourragères et à l’impact de la peste porcine africaine, la production d’aliments pour porcs devrait diminuer de 1,3 % en 2021. L’Allemagne, l’Autriche, le Portugal, la Finlande et la Hongrie sont les pays les plus touchés mais, souligne la Fefac, certains États membres (comme les Pays-Bas et la Belgique) réduisent aussi leurs cheptels afin de limiter leur impact sur l’environnement.

Pas d’évolution majeure en 2022

Avec la sortie du Royaume-Uni de l’UE en 2021, la production d’aliments pour porcs est devenue le premier segment de la production d’aliments composés industriels de l’UE au détriment de la volaille. Sur ce secteur, malgré la poursuite de la propagation de la grippe aviaire dans plusieurs régions, la production d’aliments devrait augmenter légèrement en 2021 (+0,8 %) du fait de la levée des mesures de confinement et de la réouverture des restaurants.

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La production d’aliments pour bovins, enfin, devrait rester quasiment sable (+0,1 %) : malgré une augmentation de la production en Italie, en Pologne et en Roumanie (+3,5 %), la récolte fourragère plus élevée a réduit la demande d’aliments pour bétail.

Pour 2022, les producteurs d’aliments composés européens prévoient la poursuite de la plupart des facteurs qui ont déjà pesé sur le marché en 2021 : réduction des opportunités d’exportation pour les producteurs de viande porcine, reprise du marché mondial des céréales, propagation des maladies animales, pandémie de Covid-19 et préoccupations environnementales (pression sur la réduction des émissions de GES et autres)