Les députés ont adopté, le 26 mars en première lecture, une proposition de loi (PPL), déposée par le député Cyrille Isaac-Sibille (Les Démocrates), visant à interdire les sucres ajoutés dans les aliments destinés aux nourrissons et aux enfants en bas âge. Le texte a été adopté à l’unanimité des 49 députés présents, après un examen au pas de course à la toute fin de la journée réservée aux textes du groupe Modem, qui s’achevait obligatoirement à minuit. Il devra encore être transmis au Sénat. Il prévoit d’interdire « les préparations alimentaires non médicamenteuses contenant des sucres ajoutés » et présentées « comme spécifiquement destinées aux besoins des nourrissons et des enfants en bas âge ».
La PPL prévoit toutefois qu’un arrêté, pris après avis de l’Anses, dresse une liste de préparations alimentaires exclues de cette interdiction, en déterminant alors le taux maximal de sucres ajoutés dans ces produits. Une exception critiquée par plusieurs députés à gauche. « C’est laisser subsister des failles que les industriels, eux, ne manqueront pas d’exploiter », a protesté l’écologiste Sabrina Sebaihi. Le texte prévoit une entrée en vigueur en janvier 2028, et des sanctions sous forme d’amendes si l’interdiction n’est pas respectée. L’objectif est de lutter contre l’obésité infantile et le phénomène d’accoutumance au sucre dès le plus jeune âge. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a dit rejoindre les députés « sur l’intérêt de protéger les enfants ». Mais « il s’agit d’un sujet qui se traite au niveau européen », a-t-elle ajouté, en donnant donc au nom du gouvernement un avis de « sagesse », c’est-à-dire ni pour, ni contre.
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JJ