Abonné

Alimentation : l’OMS s’alarme des ravages de l’ultra-transformation en Europe

- - 2 min

L’alimentation ultra-transformée fait partie des quatre grands secteurs d’activité responsables ensemble de 2,7 millions de décès chaque année dans la région Europe, selon un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) diffusé le 12 juin. En provoquant des maladies chroniques, l’alimentation ultra-transformée aux côtés du tabac, de l’alcool et des énergies fossiles, est ainsi responsable de 24,5 % de tous les décès dans la région (7 400 morts par jour).

Au-delà des chiffres, le rapport révèle le « cahier de stratégie de l’industrie », un « ensemble de tactiques » utilisé par ces secteurs « pour s’opposer aux réglementations d’intérêt public, manipuler les preuves scientifiques et le discours public, et […] faire supporter aux populations et à l’environnement le coût des dommages qu’elles causent » afin de « maximiser » leurs ventes, résume l’OMS dans un communiqué. Il explore plusieurs études de cas dont une sur la façon dont le lobby de la viande a mis à mal les objectifs environnementaux et de santé de l’Union européenne. « Par exemple, les lobbies de la viande, dont le Centre de liaison de l’industrie de transformation de la viande dans l’Union européenne (Clitravi) et la Voix européenne du bétail (European Livestock Voice, NDLR), ont commandé des études qui attaquent la stratégie "de la ferme à la table" », indique le document.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

stratégie de la ferme à la table
Suivi
Suivre

Autre cas mentionné : le leader de la fast-food Mac Donald’s qui, via un partenariat avec l’association caritative FareShare, « démontre comment une entreprise profite d’une situation d’urgence pour présenter sa marque comme un sauveur pour ceux qui souffrent ».

Le rapport se veut un « appel à l’action aux 53 États membres de la région européenne » pour qu’ils appliquent des réglementations « plus strictes » en matière de marketing, de pratiques monopolistiques, de lobbying et conflits d’intérêts et d’imposition des multinationales, notamment.

Un "appel à l’action" aux États européens