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Alternatives aux pesticides : nouvel appel à projets confirmé

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La ministre de l’Agriculture rassure les filières sur le soutien de l’État au Parsada (alternatives aux pesticides), jusqu’à l’identification de solutions opérationnelles. La DGAL a confirmé qu’une nouvelle vague d’appel à projets sera lancée en 2025.

Lors d’une séquence dédiée au Parsada (recherche d'alternatives aux pesticides) au Salon de l’agriculture le 28 février, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a assuré que l’État soutiendra financièrement les filières jusqu’à trouver des « solutions efficaces » pour les agriculteurs. « Sur le principe, je vous le dis : l’État sera là. Vous connaissez la situation financière et budgétaire de notre cher pays, elle n’est pas facile. Il faudra donc faire des choix mais, à l’évidence, ce choix-là, il faut le faire », a-t-elle déclaré. En précisant ensuite qu’une fois la solution opérationnelle trouvée, « il faudra évidemment que les filières prennent le relai ».

La première vague du Parsada a validé 27 projets en 2024, d’une durée de trois à cinq ans, pour un budget total de 143 millions d’euros. « L’un des grands enjeux de cette année 2025 sera de suivre ces projets lauréats », car « maintenant il faut les déployer et qu’ils aillent jusque dans les champs, ça ne sert à rien d’avoir des solutions sur l’étagère », a renchéri Maud Faipoux, directrice générale de la DGAL.

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Pas lancé avant l'été

Une deuxième vague Parsada est prévue cette année. Interrogée par Agra Presse, Maud Faipoux a précisé que l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) ne sera pas lancé « avant l’été ». Comme lors de la première vague, les filières doivent faire « un diagnostic 360° » pour monter un « plan d’action » qui sera validé en groupe de travail filières (ou « task force »), puis en comité interfilière (CIF), rappelle Maud Faipaux. À cette issue, un AMI sera lancé. Les intéressés pourront répondre par une lettre d’intention, lesquelles seront le cas échéant réunies « en grappe ». Puis sera lancé l’appel à projet. Pour l’heure, « il faut qu’on s’assure que les diagnostics et les plans d’action soient assez mûris dans les filières », indique Maud Faipoux. En décembre 2023, 14 plans d’actions avaient été validés, donnant lieu aux 27 projets lauréats (voir dans ce numéro).

En outre, l’appel à projets dans le cadre du PRAAM (Prise de risque amont aval et massification de pratiques pour réduire l’usage des phytos) sera lancé « au premier semestre 2025 », a indiqué Maud Faipoux à Agra Presse. Suite à l’appel à manifestation d’intérêt lancé en fin d’année, les pouvoirs publics ont reçu « une quarantaine de lettres d’intention ».

« Sur le principe, je vous le dis : l’État sera là »