Abonné

Amandes californiennes : la COAG (Espagne) demande des droits de douane immédiats

- - 2 min

Le syndicat agricole espagnol COAG a mis en garde contre « une avalanche d’importations et une chute des prix si l’UE retarde les droits de douane sur les amandes californiennes jusqu’en décembre 2025 », le 9 avril dans un communiqué. « Nous saluons les droits de douane de 25 %, écrivent-ils, mais ils doivent entrer en vigueur maintenant. » Ce jour-là, l’UE a adopté ses ripostes aux surtaxes de 25 % de Donald Trump sur l’acier et l’aluminium européens en les échelonnant dans le temps (lire notre enquête) ; le lendemain, elle a suspendu ses contre-mesures afin de donner une chance aux négociations, alors que Washington venait de décider d’une mini-trêve.

« Les amandes peuvent être stockées et importées toute l’année, précise la COAG, et c’est précisément en décembre qu’il y a le moins d’importations. » Javier Fatás, membre du comité exécutif du syndicat, prévient dans le même communiqué que cette annonce pour décembre « encouragera les importateurs à avancer leurs achats d’amandes californiennes, provoquant un sentiment d’offre excédentaire sur le marché intérieur, qui servira de terreau à la spéculation et exercera une pression à la baisse sur les prix perçus par nos producteurs ». La situation met aussi en péril de « nombreuses exploitations qui dépendent de l’amande, en particulier dans les zones sèches ou en pente où les cultures alternatives sont limitées ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

De plus, les « batailles tarifaires » entre les États-Unis et la Chine pourraient affecter les producteurs d’amandes espagnols. Les États-Unis envoient « 7 % de leurs exportations vers la Chine », indique la COAG, et celles-ci « pourraient être redirigées vers des marchés présentant moins d’obstacles commerciaux pour être réexportées, en particulier maintenant que les expéditions de l’Espagne vers la Chine sont ouvertes ». Il serait également nécessaire « d’envisager des droits de douane sur la pistache ou la noix ».

« Cette situation met en péril nos producteurs d’amandes »