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Vins et spiritueux  Amélioration pour les exportations françaises

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Le commerce extérieur du premier semestre a été nettement plus favorable pour les vins français et également pour les spiritueux. Mais les stocks mondiaux et la concurrence du Nouveau monde restent des obstacles à une embellie complète.

Les exportations françaises de vins et spiritueux ont retrouvé du dynamisme. Elles ont progressé de 18,6 % en valeur pour le vin au premier semestre, avec une hausse en volume de 3,5 %. Les exportations de spiritueux sont dans la même ligne avec des gains de 19 % en valeur pour seulement 1,2 % en volume. Il convient cependant de relativiser cette progression car la base de comparaison (le premier semestre 2005) avait été particulièrement mauvaise.

Dans une analyse d’Ubifrance sur les chiffres des Douanes pour le premier semestre, la très bonne orientation des valeurs est attribuée très majoritairement aux grosses expéditions de nos produits phares : le champagne (+31 %), les grands crus de bordeaux du millésime 2003 (+60 %) et le cognac (+12 %). Cependant, mis à part le Languedoc-Roussillon et le Beaujolais, tous les produits français profitent d’un marché plus favorable.

Grâce à un total exporté de 3,9 milliards d’euros (+18,6%), soit un gain de près de 600 M EUR sur 6 mois, le secteur des vins et spiritueux affiche un excédent du solde de sa balance commerciale de 3,3 Mds EUR, en progression de 20,7 % par rapport à celui du premier semestre de 2005.

Si les expéditions de vins français à l’étranger au premier semestre ont progressé de 16,8 % en valeur et de 2,5 % en volume, cela recouvre de fortes disparités entre les produits :

Le champagne et les vins mousseux bénéficient toujours d’une demande assez soutenue depuis plus de quatre ans. Les taux de progression sont toujours élevés et les prix moyens en hausse grâce à une forte demande sur des marchés rémunérateurs et de produits de qualité : les Etats-Unis, l’Italie et l’Asie.

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Les vins tranquilles d’appellation (VQPRD) ont enfin retrouvé le chemin de la croissance (+1,1% en volume et +17,7 % en valeur). Si les expéditions des grands crus de Bordeaux du millésime 2003 achetés en primeur boostent ces chiffres, les résultats des autres vins sont cependant encourageants. En effet, explique Ubifrance, si l’on excepte les expéditions de Graves, de Médoc et de Saint-Emilion, la progression des exportations des autres VQPRD tranquilles est de 0,2 % en volume et de 9,1 % en valeur. Seul le Languedoc-Roussillon et le Beaujolais ne profitent pas de cette conjoncture.

– Malgré une très vive tension sur les prix, les vins de pays retrouvent pratiquement les quantités exportées au premier semestre de 2003 ou 2004.

– Les vins de table restent stables par rapport au premier semestre 2005 mais les prix sont en chute.

Les tensions mondiales demeurent

Il convient toutefois de pondérer ces bons résultats car le premier semestre 2005 avait été particulièrement mauvais : l’ensemble des vins avait perdu 5,8 % en volume et 7,6 % en valeur et les VQPRD tranquilles 3,4 % et 9,2 %. La conjoncture export s’est donc améliorée mais il est trop tôt pour parler de véritable embellie. Les excédents importants au niveau mondial (autour de 10 millions d’hl) ne permettent pas d’envisager l’avenir sereinement. Les concurrences australienne, californienne, mais aussi espagnole et italienne ne peuvent être que de plus en plus agressives.