L’utilisation d’antibiotiques a diminué, et elle est désormais plus faible dans les élevages que chez les humains, se félicitent dans leur dernier rapport sur la consommation d’antibiotiques dans l’UE, publié le 30 juin, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), l’Agence européenne des médicaments (EMA) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Une première depuis 2011 et les premières analyses de ce type. Ainsi en 2017, en moyenne 108,3 mg d’antibiotiques/kg ont été utilisés chez les animaux d’élevage contre 130,0 mg/kg chez l’homme. Cette évolution, indiquent les trois agences, « s’explique par une diminution significative de la moyenne au kg chez les animaux producteurs de denrées alimentaires entre 2014 et 2018 ». Elles mettent aussi en avant les mesures prises à l’échelle des États membres pour réduire l’utilisation des molécules qui devraient être réservées à un usage humain pour traiter des bactéries multirésistantes. Par exemple, l’utilisation des polymyxines, qui entrent dans cette catégorie, a presque diminué de moitié entre 2016 et 2018 chez les animaux d’élevage.
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Le nouveau règlement européen sur les médicaments vétérinaires entrera en vigueur début 2022, et la Commission européenne est justement en train de finaliser dans cette perspective un acte délégué sur les critères permettant d’établir une liste d’antimicrobiens à réserver aux humains. Trois critères ont été retenus : « grande importance pour la santé humaine » ; « risque de transmission de résistance » et « besoin non essentiel pour la santé animale ». Mais l’eurodéputé Vert Martin Hausling a présenté une série d’objections à cet acte délégué, estimant qu’il n’était pas encore assez restrictif notamment en ce qui concerne le dernier de ces critères.