Après de bons résultats depuis 2011, le recul de l’exposition des animaux aux antibiotiques, notamment aux plus critiques d’entre eux, a marqué le pas en 2018, constate l’Anses dans son rapport annuel paru le 18 novembre. « Il semble que la réduction de l’utilisation atteint une limite pour certaines familles d’antibiotiques et il convient d’être vigilant dans l’évolution de l’exposition », commente l’Agence. L’exposition globale des animaux a augmenté de 0,7 % entre 2017 et 2018 ; elle baisse en volaille (-11,3 %), porc (-2,7 %), carnivores domestiques (-2 %), et augmente en bovins (+8,4 %) et lapins (+2 %). Vrai point positif : l’objectif fixé par le plan EcoAntibio 2017-2021 visant une réduction de 50 % de l’exposition à la colistine est atteint en filière porcine, et « en voie d’être atteint pour les filières bovine et avicole ». Concernant les antibiotiques critiques, l’objectif fixé en 2014 par la loi d’avenir pour l’agriculture (baisse de 25 % de l’usage des fluoroquinolones et céphalosporines de 3e et 4e génération) a été atteint dès 2016, à la suite d’une évolution réglementaire. Mais après les baisses observées depuis 2013, l’exposition à ces produits est repartie à la hausse en 2018. « La fréquence de traitement avec ces antibiotiques reste néanmoins très faible », nuance l’Anses.
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