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Gestion régionale des aides  Anticipation de problèmes sur les aides à la viticulture bio

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L'association interprofessionnelle Sudvinbio anticipe des menaces de dysfonctionnement du système d'aides à la viticulture biologique en Languedoc-Roussillon, occasionné par la gestion régionale des aides, qui s'appliquera à partir de cette année. Elle fait part de ses craintes à ce propos dans un communiqué diffusé le 18 juillet.

LES projets de gestion régionale des aides, tels que les connaissent les vignerons bio du Languedoc-Roussillon, les « inquiètent beaucoup ». « Dans l'état actuel des choses, les vignerons biologiques du Languedoc-Roussillon, représentés par Sudvinbio, sont particulièrement inquiets des possibles orientations retenues par le conseil régional du Languedoc-Roussillon et la Draaf-LR », indique l'association dans son communiqué.

Les aides à la viticulture bio ne seraient plus incitatives

En bref, ces orientations seraient telles que les aides à la viticulture bio ne seraient plus incitatives. Ainsi, des aides au maintien en bio accordées aux vignerons bio pour cinq ans maximum « pénalisent les pionniers de la viticulture bio, les premiers à y avoir cru et qui ont initié le mouvement en région ». Cette politique « risque de faire chuter les cours des vins bio ». Face à ce projet, Sudvinbio demande que l'aide au maintien « soit la même pour tous les vignerons bio du LR sans disparités ».

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En outre, le montant d'aides relevant de certaines MAE viticoles (Mesures agroenvironnementales) en projet est supérieur à celui des aides à la conversion bio, « ce qui vient contredire la volonté affichée par le plan “Ambition Bio 2017'' de redynamiser considérablement la production et la consommation de produits biologiques dans notre pays ». Proposition de l'association : que la conversion à la bio soit mieux rémunérée que les MAE viticoles.

Enfin la non-éligibilité des vignerons bio à certaines MAE viticoles, telle la confusion sexuelle, au motif que ce n'est pas une modification de leurs méthodes, les pénalise, selon l'association interprofessionnelle. Sudvinbio souhaite que la MAE soutenant la mise en oeuvre de la confusion sexuelle « soit cumulable avec l'aide à la conversion ou au maintien en bio ».