Le Syndicat des bourgognes et la Confédération des appellations et vignerons de Bourgogne ont affiché le 24 janvier leur « colère » contre l’INAO, au sujet d’un projet de révision de l’aire d’appellation géographique de l’AOC bourgogne, qui exclurait « des secteurs entiers de la Bourgogne historique ». Le projet de l’INAO « met aujourd’hui en péril l’appellation bourgogne et ses producteurs », dénoncent-ils dans un communiqué. Selon eux, la révision proposée amènerait à « sortir 64 communes de Bourgogne de l’aire de production de l’AOC bourgogne tout en conservant la moitié des communes » du Beaujolais qui peuvent aujourd’hui prétendre à l’appellation, sur 386 communes qui composent la Bourgogne viticole. « Les secteurs de Chablis, de Dijon […] et du nord de la Côte d’Or n’auraient plus la possibilité de produire du bourgogne » tandis que « de nombreuses communes du Beaujolais pourraient […] produire des vins d’appellation bourgogne ». Les professionnels du vin relèvent « l’absence d’écoute de l’INAO », même s’ils reconnaissent que « la Bourgogne n’a jamais achevé son travail de délimitation initié en 1937 ». « Aujourd’hui on est dans la phase d’étude », a tempéré auprès de l’AFP Gilles Flutet, responsable du service Territoires et Délimitation de l’INAO. « Ce n’est qu’un projet qui sera présenté au comité national 6 février ». Une manifestation est d’ailleurs prévue le 6 février au siège de l’INAO à Montreuil.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.