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Questions vétérinaires Appel pour un moratoire sur la recherche utilisant le virus vivant de la peste bovine

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La FAO et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) ont lancé le 23 juillet un appel pour un moratoire mondial sur la recherche utilisant le virus vivant de la peste bovine dans les laboratoires, alors que l’éradication de la maladie a été officiellement proclamée il y a un an.

L’objectif de la FAO et de l’OIE est de parvenir à la destruction des échantillons de virus de la peste bovine et du matériel biologique potentiellement dangereux qui sont actuellement stockés dans plus de 40 laboratoires du monde entier et dont certains ne répondent pas aux conditions de biosécurité exigées. Toutefois, certaines réserves de virus devraient être conservées pour la production de vaccins et la recherche au cas où la maladie éclaterait à nouveau, ou bien si elle était libérée accidentellement ou délibérément. L’éradication de la peste bovine a été officiellement proclamée par les deux organisations il y a un an, ce qui signifie que le virus à l’origine de cette maladie dévastatrice du bétail – qui n’affecte pas l’homme – ne circule plus chez les animaux et n’existe plus qu’en laboratoire.

Un problème de biosécurité

Dans le cadre de deux résolutions internationales votées en 2011, les pays membres de l’OIE et de la FAO ont convenu de détruire les stocks restants de virus ou de les stocker en toute sécurité dans un nombre restreint de laboratoires de confinement agréés par les deux organisations. Ils ont également convenu d’interdire toute recherche utilisant le virus vivant, à moins qu’elle n’ait été approuvée par l’OIE et la FAO.
Le processus de recensement des matériels contenant le virus encore existants dans le monde a révélé que certains d’entre eux étaient conservés dans des conditions de biosécurité inadéquates.
La FAO et l’OIE exhortent par conséquent les pays à respecter le moratoire et à leur soumettre pour approbation toute proposition future de recherche, conformément aux résolutions de 2011. Les deux organisations travaillent à la formulation d’un protocole standard de demande d’autorisation et des règles qu’il faudra respecter pour l’obtenir.
« Nous devons rester vigilants pour que la peste bovine reste une maladie du passé, consignée dans les manuels d’histoire et les annales de la médicine vétérinaire », a insisté Juan Lubroth, vétérinaire en chef à la FAO.

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