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Après les fortes chaleurs, l’herbe manque dans les pâtures

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Avec les chaleurs de ces derniers jours, la pousse de l’herbe s’est arrêtée et par endroits, les prairies tendent à jaunir fortement. « L’impact du déficit hydrique du début d’année, couplé à la canicule des dernières semaines, se fait sévèrement sentir : la pousse moyenne cette semaine était de 25 kg de matière sèche par hectare et par jour (MS/ha/jour). Nous sommes bien au-dessous des moyennes de saison (50 kgMS/ha/jour) », écrivait la Chambre d’agriculture de l’Eure dans son bulletin du 27 juin. Dans les zones séchantes, la production descend à 13 kg MS/ha et par jour.

Pour les pays de la Loire, « le recours aux fourrages stockés devient impératif avec maintien des animaux sur des parcelles ombragées pour éviter le stress thermique », souligne la Chambre régionale d’agriculture, également le 20 juin. Elle invite également les éleveurs à rentrer les animaux le jour pour les laisser pâturer la nuit. En effet, « les prairies ont déjà souffert l’an dernier, ce printemps ne les a pas ménagées, laissons-leur le temps de souffler et l’on aura vraisemblablement bien besoin de leur contribution cet automne ».

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La Chambre d’agriculture de Nouvelle-Aquitaine a même achevé son bulletin de pousse de l’herbe pour l’année, le 20 juin. Elle a intitulé son dernier bulletin : « Fin d’une saison sans grande pousse d’herbe ». Elle rappelle cependant que les foins récoltés cette année sont de bonne qualité, même si les stocks sont bas. Ces conditions météo vont obliger les éleveurs à affourager les animaux aux prés et à entamer leurs stocks, lesquels sont minces. Cette canicule peut obliger certains éleveurs à dégrader encore leur trésorerie. Or, cette dernière n’est pas au beau fixe, notamment chez les éleveurs laitiers. « Il va y avoir une accélération des décrochages », relevait Emmanuel Binois, vice-président de France Milk Board Grand Ouest, le 27 juin. La collecte laitière pourrait aussi s’en ressentir.