Comme attendu dès le début 2025, les Viandes Limousines Label rouge (bœuf, porc, veau et agneau) ont subi l’année dernière une baisse quasi généralisée de la production et des volumes vendus, a indiqué Limousin Promotion (ODG) le 19 janvier en conférence de presse. Comme en 2024, l’agneau du Limousin et le veau du Limousin élevé sous la mère enregistrent les plus fortes chutes de volumes commercialisés, de respectivement 21,3 % et 20,5 % en un an (chiffres de décembre 2025). Ces productions « demandent beaucoup d’investissement sans pour autant être suffisamment valorisées ensuite », explique l’ODG dans un communiqué. De son côté, le bœuf Limousin recule de 9,3 %. Seul le porc du Limousin reste stable (+ 0,4 %), alors qu’il était en forte progression en 2024.
Autre fait marquant : les Viandes Limousines perdent 400 éleveurs en un an (à 5 075) et autant de points de vente (à 1 175). Le niveau élevé des prix à la production a bénéficié aux éleveurs, mais a ralenti la consommation. Ce phénomène pénalise particulièrement les boucheries : alors qu’elles constituaient le premier débouché des Viandes Limousines en 2024, avec 59 % des ventes, elles ne détiennent plus que 32 % du marché en 2025. Un recul au profit des GMS (47 %), ainsi que de la restauration et de la transformation en viande hachée (21 %).
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Pour rebondir en 2026, les Viandes Limousines misent sur la communication et sur « un accompagnement renforcé des distributeurs ». La filière compte notamment sur les bouchers, appelés à « faire preuve de pédagogie avec leurs clients pour leur expliquer pourquoi les prix de la viande augmentent » et à « adapter la vente au souhait du consommateur et à son budget ». Bref, « les bouchers doivent reprendre la main sur leur métier », exhorte l’ODG.
YG