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Artificialisation : Rebsamen souhaite un objectif intermédiaire « en 2034 »

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Le ministre de l’Aménagement du territoire François Rebsamen a proposé le 29 janvier de conserver, tout en le décalant de 2031 à 2034, un objectif intermédiaire de réduction de l’artificialisation des sols, contrairement au souhait des sénateurs qui veulent le supprimer. Inscrit dans la loi Climat de 2021, le Zan (zéro artificialisation nette) vise à stopper l’étalement urbain d’ici à 2050. Un objectif intermédiaire fixé à 2031 prévoit de diviser par deux le rythme d’artificialisation au cours de la décennie 2021-2031. Mais les sénateurs ont déposé une proposition de loi qui prévoit, entre autres nouveaux assouplissements, de supprimer cet objectif intermédiaire, afin de laisser « plus de latitude aux régions dans la fixation de leurs objectifs régionaux ». Le texte doit être discuté en séance publique les 12 et 13 mars.

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Interrogé par la commission des Affaires économiques du Sénat, M. Rebsamen s’est dit « favorable à décaler ce jalon intermédiaire initialement prévu sur 2021-2031 à la période d’observation 2024-2034 car, en pratique, les collectivités de 2021 à 2024 étaient dans l’incapacité de maîtriser leur trajectoire de consommation foncière en l’absence de législation claire et d’outil de pilotage ». Cet assouplissement représente selon lui 37 500 ha supplémentaires à artificialiser. Le ministre a proposé que la garantie prévue pour chaque commune, instaurée par la loi du 20 juillet 2023, d’une surface minimale de 1 ha, puisse être mutualisée à l’échelle des SCoT, les schémas de cohérence territoriale, et pas seulement à l’échelle intercommunale. Il souhaite que la « conférence régionale » de gouvernance de la politique de réduction de l’artificialisation puisse « décider de s’affranchir, si elle le souhaite, du caractère prescriptif du Sraddet » le schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires.

37 500 hectares supplémentaires à artificialiser