« Notre grand défi cette année, c’est de recruter de nouveaux consommateurs et de casser les préjugés sur l’asperge », annonce Astrid Etèveneaux, directrice de l’AOPn Asperges de France, lors d’un point presse le 27 mars, en ce début de récolte (de février à juin). Alors que seulement « 30 % de la population » consomme ce légume, l’organisation vient de nouer un partenariat avec Top Chef (mise en avant des asperges dans une émission) et le site Marmiton. L’année 2025 sera-t-elle bonne ? « Impossible à prédire », répond la directrice. L’an dernier, la météo pluvieuse a limité les volumes tout au long de la campagne, résume le RNM dans son focus 2024, avec de surcroît « des fêtes pascales particulièrement précoces ». Deuxième challenge pour l’AOPn : mieux anticiper la production, notamment grâce à une salariée en thèse embauchée l’an dernier, qui travaille sur un « outil de modélisation ». Interrogé sur les tendances en matière de robotisation, censée remplacer un jour les humains lors de la récolte (au-delà des machines d’assistance déjà utilisées), Guillaume Thomas, vice-président de l’AOPn, indique que « la récolte reste manuelle car ces machines ne sont pas du tout au point ». « La main-d’œuvre représente 50 à 60 % des coûts de production », rappelle-t-il. La production nationale annuelle est estimée à 27 300 tonnes.
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