Alors que les négociations entre le ministère de l’Agriculture et la FNSEA sont entrées dans le dur sur les futurs seuils et taux de l’assurance multirisques climatiques (MRC, ou assurance récolte), les producteurs de fruits (FNPF), et de grandes cultures (AGPB, AGPM, CGB, Fop, UNPT) liés au syndicat majoritaire exhortent le gouvernement à mettre un budget « à la hauteur » de la réforme sur la gestion des risques climatiques. Dans leurs communiqués respectifs les 5 et 2 septembre, les associations professionnelles demandent « l’application pleine et entière du règlement Omnibus ». Autrement dit, ils revendiquent le subventionnement à 70 % (au lieu de 65 % actuellement) des cotisations de MRC et le déclenchement de l’assurance dès 20 % de pertes (contre 30 % aujourd’hui). Il faut « la garantie d’une équité de traitement entre les filières », souligne la FNPF.
D’après les associations de grandes cultures, les « options » mises sur la table par la Rue de Varenne « ne sont pas assez incitatives pour les producteurs et donc peu propices à augmenter le nombre d’assurés ». Le but de la réforme est de généraliser le recours à l’assurance dans toutes les filières agricoles, alors qu’elle est particulièrement sous-développée en arboriculture (seulement 3 % de surfaces assurées en 2020), mais plus avancée en grandes cultures (33 %).
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Dans leur propre communiqué du 5 septembre, les fédérations d’éleveurs de ruminants de la FNSEA (FNB, Fnec, FNO, FNPL) formulent une demande similaire pour les prairies. Ils demandent également « un déclenchement de la solidarité nationale, pour la prairie, dès 30 % de pertes et une indemnisation au niveau maximal possible : 90 % des pertes pour les assurés et de 45 % des pertes pour les non assurés ». Des requêtes également reprises par la filière vitivinicole (AGPV), dans un autre communiqué le même jour.