Dans un rapport remis au gouvernement le 2 avril sur l’avenir de l’assurance dans le contexte de dérive climatique, trois experts font une série de recommandations visant essentiellement à optimiser le système d’indemnisation des catastrophes naturelles, sans jamais viser spécifiquement l’agriculture ni l’assurance récolte. En la matière, les auteurs recensent toutefois deux types d’évènements susceptibles de causer « des difficultés majeures ». Le premier scénario est celui d’une sécheresse pluriannuelle, « correspondant à un événement de type 2022, mais sur une durée de plusieurs années ».
Ce type d’événement est actuellement « bien considéré dans les stress tests » de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), sur une durée de trois ans, indiquent-ils. Mais ce n’est pas le cas du deuxième scénario cité : une sécheresse pluriannuelle « combinée avec d’autres événements (ravageurs, pathogènes, incendies de forêts, baisses ou hausses de prix), eux-mêmes induits par le changement climatique ou d’autres facteurs ». Or, soulignent les auteurs, leurs auditions « ont montré que leurs conséquences peuvent être beaucoup plus importantes que la seule somme des effets de chacun de ces événements pris séparément ». Et de plaider pour mieux « caractériser les effets de ces risques composites pour l’assurance récolte » via des « développements en modélisation ».
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Par ailleurs, les auteurs recommandent d’augmenter la surprime dite « Catnat » (pour « castastrophe naturelle »). Le gouvernement a déjà annoncé une augmentation en 2025 pour les assurances habitation. Les auteurs proposent d’effectuer une redistribution des montants supplémentaires à destination des zones les plus touchées par le changement climatique, à des fins de prévention des risques.