Le gouvernement a annoncé mardi 12 mars avoir identifié en tout cinq circuits ayant conduit à la présence de cheval à la place de bœuf dans des produits cuisinés en France. Pour Benoît Hamon, ministre délégué à la Consommation, venu à Strasbourg plaider auprès de la Commission européenne pour que l'UE rende obligatoire la mention de l'origine de la viande sur l'étiquette des plats cuisinés, il n’y a aucun élément permettant de soupçonner les entreprises concernées par ces quatre circuits supplémentaires d'avoir voulu tromper les consommateurs. Elles pourraient même être « victimes de leurs fournisseurs de viande.
En plus de la filière Spanghero/Comigel par où a éclaté le scandale, « nous avons identifié quatre nouveaux circuits » et « il est possible qu'il y en ait d'autres », a annoncé le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon, lors d'une conférence de presse au Parlement européen. Deux des nouveaux circuits évoqués concernent des sociétés qui avaient déjà annoncé elles-mêmes avoir détecté de la viande de cheval dans leurs produits : il s'agit du fabricant de corned-beef Covi et de Gel Alpes, fournisseur notamment de William Saurin et Panzani. Toutes deux avaient explicitement commandé par écrit du bœuf à leurs fournisseurs. Covi et Gel Alpes étaient en relation avec l'intermédiaire néerlandais Draap Trading – déjà mis cause dans l'affaire Spanghero – ou avec des « sociétés sœurs », comme Windmejer et Meat-team. Dans le cas de Covi, la viande venait d'abattoirs situés en Pologne ou en Estonie. Les deux entreprises n'ont « pas délibérément changé leurs étiquettes », contrairement à ce qui est reproché à Spanghero, a souligné le ministre. Cette différence explique qu'elles n'aient pas été privées de leur agrément sanitaire, comme l'avait été Spanghero.
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