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Au Space, Genevard défend l’assurance des prairies

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Alors que la contestation monte au sujet de l’indice satellitaire d’évaluation des pertes des prairies, Annie Genevard a écarté tout « dysfonctionnement » du système assurantiel.

Interrogée sur l’assurance des prairies lors de sa visite au Space de Rennes, le 15 septembre, la ministre de l’Agriculture a démenti tout « dysfonctionnement » du système satellitaire d’évaluation des pertes, tout en incitant les agriculteurs à s’assurer. Depuis la mise en place, en 2023, du nouveau système de gestion des risques, les représentants des éleveurs contestent régulièrement l’estimation des pertes des prairies, qui est réalisée par un satellite d’Airbus. Ces critiques ont pris une ampleur particulière avec la sécheresse historique de cet été, qui a provoqué un effondrement de la production fourragère.

« Il est abusif de dire que [le satellite] ne fonctionne pas », a balayé Annie Genevard, précisant que seulement dix réclamations avaient été déposées en 2025. « Un système qui produit dix réclamations, ce n’est pas un système qui dysfonctionne », a-t-elle martelé. Sous la pression des professionnels, la procédure de contestation de pertes prises en compte pour l’assurance des prairies a été revue par la loi Entraves (dite loi « Duplomb »). Un texte promulgué en août 2025. Relativisant son propos, la ministre de l’Agriculture a ensuite déclaré : « Pour autant, j’entends ce que me disent les éleveurs, et je pense qu’il faut fiabiliser l’indice prairies sur lequel se fondent les indemnisations. » La ministre a ajouté avoir demandé des « améliorations » au fournisseur de l’indice (Airbus), sans préciser lesquelles.

« Il faut que les agriculteurs s’assurent »

Plus largement, « il faut impérativement que les agriculteurs français s’assurent », dès « qu’ils le peuvent », a martelé Annie Genevard, vantant « un outil qui permet de dé-risquer l’activité agricole ». Et d’ajouter : « Aujourd’hui, si les éleveurs avaient été assurés davantage, c’est plusieurs milliards d’indemnisations auxquelles ils auraient eu droit. » La ministre a notamment rappelé que l’État et l’UE financent les cotisations à hauteur de 70 %.

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« Peut-être un jour faudra-t-il la rendre obligatoire… », s’est-elle encore interrogée, évoquant des réflexions sur ce sujet de la part du commissaire européen à l’Agriculture. Une telle obligation ne semble pas à l’ordre du jour à Bruxelles. Le 16 septembre, dans le cadre d’« un plan européen de lutte contre les vagues de chaleur » à venir, le commissaire Hansen a notamment annoncé le lancement prochain d’une « alliance sur l’assurance climatique », qui comprendrait des outils pour encourager le recours aux assurances.

YG

Seulement « dix réclamations » déposées en 2025, selon la ministre