Fournisseur d’équipements industriels, Sogem vient d’être racheté par Pierre-Marie Guérin, propriétaire d’Aucouturier, société spécialisée dans la fabrication de lignes d’emballage. Les deux entreprises, qui devraient rester pour l’instant autonomes avec chacune 10 millions d’euros de chiffre d’affaires et 37 salariés, vont regrouper leurs portefeuilles et mettre en œuvre des synergies commerciales.
Aucouturier double de taille. Le fabricant de lignes d’emballage vient de reprendre à la barre du tribunal de commerce de Nantes la société Sogem. Après une mise en redressement judiciaire au début de l’année, sa liquidation a été prononcée le 12 avril dernier. L’affaire n’a pas traîné, puisque le 29 avril, la holding de l’industriel Pierre-Marie Guérin, propriétaire d’Aucouturier, se portait acquéreur de ses actifs. Les cinq filiales de Sogem ont ainsi été regroupées dans une société commune, parallèle à Aucouturier.
Synergies commerciales
« Les deux sociétés sont très complémentaires,indique Joël Métier, directeur général adjoint d’Aucouturier. Les entités restent les mêmes : dans un premier temps l’opération va permettre d’unir leurs portefeuilles de produits via des synergies commerciales». Fournisseur d’équipements industriels, spécialisé dans les outils de dépose de garniture et dans la gestion de flux de produits, Sogem réalise 80 % de son activité dans les machines destinées à la biscuiterie. Et s’était lancée il y a peu dans les machines d’emballage. Une activité qui pourra notamment bénéficier du savoir-faire d’Aucouturier. A terme, « d’autres synergies seront envisagées », précise le dirigeant. L’activité de Sogem à l’export – 80 % des ses facturations – va ainsi permettre d’élargir celle d’Aucouturier vers l’est.
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Atteindre les 20 millions d’euros de chiffre d’affaires
Au niveau de son parc industriel, la société pourrait ne conserver qu’un seul de ses deux sites, situés à Paimboeuf – pour le principal – et à Arthon, dans la région nantaise. Son effectif est d’ores et déjà ramené de 98 à 37 personnes. Quant à son chiffre d’affaires, il devrait passer de 16 à 10 millions cette année. « Il s’agit de marquer le pas pour mieux repartir », explique un cadre de Sogem. Tout d’abord, « l’objectif est d’atteindre les 20 millions d’euros avec les deux sociétés et de faire en sorte que Sogem fonctionne», confirme Joël Métier.
Un nouveau départ
Avec un capital 100 % familial depuis sa création, il y a une vingtaine d’années, la société a connu un fort dynamisme jusqu’en 2004. « Notre croissance atteignait les 20 %, et nous sommes passés de 50 à 100 employés en 4-5 ans », indique-t-on auprès de l’entreprise. Sa situation s’est dégradée début 2005, suite à des problèmes « d’impayés et de trésorerie ». Sa reprise en main par Pierre-Marie Guérin pourrait marquer un nouveau départ. L’homme n’en est pas à son coup d’essai. Fondateur de Guérin Systems, revendu en 1999 au groupe Sidel, cet industriel avait déjà repris Aucouturier – alors en liquidation – il y a trois ans. Sous sa coupe, cette entreprise de 37 salariés tiendrait un rythme de croissance de l’ordre de 7 % et affiche aujourd’hui un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros. Un modèle qui rend optimiste du côté de chez Sogem.