Face à la baisse de la demande asiatique, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont réorienté leurs exportations de viande ovine vers l’Europe, le Moyen-Orient et les États-Unis. Les importations chinoises en 2015 ont effectivement chuté de 21 %, selon le dernier dossier Économie de l’élevage sur la filière ovine de l’Institut de l’élevage (Idele). Cette réduction des importations fait suite à « une hausse de la production intérieure » et à un « plafonnement de la consommation », selon l’Idele. En Mongolie intérieure, la sécheresse a amené les éleveurs à décapitaliser et le ralentissement de l’activité chinoise a freiné la consommation de ce produit considéré comme haut de gamme. La Nouvelle-Zélande a réorienté ses marchés notamment vers l’Europe (passage du taux de remplissage du contingent de 68 % en 2014 à 76 % en 2015). L’Australie a, elle, visé le marché américain. En Nouvelle-Zélande, 83 % de la production sont exportés (19,2 millions de brebis reproductrices en juin 2015) pour 63 % en Australie (40,9 millions de brebis reproductrices en octobre 2015). Du fait du rebond des exportations néo-zélandaises en Europe, la consommation de viande ovine a progressé particulièrement en Irlande, Espagne, Suède, Pays-Bas, Royaume-Uni, Allemagne. En France, par contre, la consommation a baissé de 4,5 % en 2015 (+ 7 % des importations néo-zélandaises). Les pays du Sud de l’Europe ont également vu leur consommation diminuer.
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