Suite à un accord avec la Chine pour résoudre leur différend au sujet des droits de douane sur les importations d’orge, l’Australie a indiqué le 11 avril, qu’elle suspendrait temporairement la procédure engagée auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). « Pékin a accepté d’entreprendre un examen accéléré des droits imposés sur l’orge australienne sur une période de trois mois, qui peut être étendue à une quatrième période si nécessaire », a déclaré la ministre australienne des Affaires étrangères Penny Wong. Et de préciser que « la durée de suspension du différend à l’OMC est proportionnelle à la période de révision fixée par la Chine ». L’Australie a indiqué qu’elle s’attendait à un résultat similaire dans le cadre du second différend avec Pékin relatif aux droits de douane imposés sur le vin.
Sans confirmer encore l’accord, mais signe que les relations se sont réchauffées, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, Wang Wenbin, a indiqué que « la Chine est prête à travailler avec l’Australie […] pour faire avancer la reconstruction de la confiance mutuelle entre les deux pays ».
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Les relations bilatérales s’étaient dégradées suite à une demande d’enquête déposée par Canberra sur les origines de la pandémie de Covid-19. En représailles, Pékin avait imposé, accusant l’orge australien d’être subventionné par le gouvernement, une taxe « anti-dumping » de 73,6 % et un droit « anti-subvention » de 6,9 % sur les importations de cette céréale pour une durée de cinq ans. Une mesure qui avait mis fin au commerce de l’orge australien à destination de la Chine. Jusqu’en 2020, les exportations de cette céréale vers la Chine, pour l’essentiel à usage brassicole, se situaient autour de 1 Md $.