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États-Unis Avancées prometteuses sur la consommation de « viande de laboratoire »

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Le ministère de l’Agriculture (USDA) et l’agence en charge de la sécurité alimentaire (FDA) ont annoncé par voie de communiqué le 17 novembre 2018 qu’elles se partageraient la supervision de l’autorisation de mise sur le marché de la viande de laboratoire.

Alors que plusieurs start-up travaillent sur la mise au point de "viande in vitro" c’est-à-dire conçue à partir de cellules animales, l’administration américaine vient de dévoiler un cadre réglementaire ouvrant la voie à la commercialisation de ces produits. Des produits qui ne sont pas commercialisés aujourd’hui, en raison de coûts de production très élevés, un frein sur lequel se penchent les fabricants afin de commercialiser leurs produits au plus vite.
Aux États-Unis, la question de savoir s’il fallait ou non autoriser ces produits ne s’est jamais vraiment posée. En revanche, savoir qui allait les contrôler, le ministère de l’Agriculture (USDA) ou l’agence en charge de la sécurité alimentaire (FDA), faisait jusqu’à présent débat. Après une conférence publique en octobre destinée à débattre de la "régulation nécessaire pour à la fois encourager ces produits alimentaires innovants et maintenir les normes de santé publique les plus strictes", ces deux entités ont annoncé le 17 novembre dans un communiqué commun avoir décidé d’en partager la supervision.

Selon le cadre réglementaire proposé, la FDA serait chargée de contrôler tout ce qui concerne les cellules, depuis leur prélèvement sur des bovins ou des volailles jusqu’au stade de la différenciation cellulaire. Le ministère de l’Agriculture superviserait de son côté tout ce qui relève de la production et de l’étiquetage des produits issus de ces cellules. Les détails sont encore en train d’être affinés mais les deux agences estimant avoir les autorisations réglementaires nécessaires, "l’administration ne pense pas qu’une loi spécifique sur le sujet soit nécessaire", indique le communiqué.

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Une annonce bien accueillie par le secteur

L’annonce de l’administration "est une indication encourageante sur le fait que la FDA et l’USDA tracent clairement la voie pour une réglementation transparente et prévisible", a estimé Jessica Almy de The Good Food Institute, une association qui promeut les produits alternatifs à la viande conventionnelle. "Les gouvernements d’Israël, du Japon et de Singapour ont déjà fait part de leur intérêt pour cette importante technologie alimentaire", a-t-elle souligné. Aussi est-il essentiel selon elle d’avancer "aussi rapidement que possible". Selon les arguments de ses partisans, la "viande de laboratoire" permettra de limiter les gaz à effet de serre et l’utilisation de ressources naturelles, et d’éviter la souffrance des animaux. Tout cela en nourrissant une population de plus en plus nombreuse et gourmande en protéines.
"Nous attendons avec impatience le jour, dans un avenir pas si éloigné, où les familles américaines pourront partager un plat de viande fabriqué à partir de cellules", a affirmé Jessica Almy. Reste maintenant à déterminer si les produits issus de cellules animales pourront s’appeler "viande", un point de contentieux entre certaines associations représentant les agriculteurs et les partisans de produits alternatifs.