À peine revenu à la Maison blanche, le nouveau président des États-Unis Donald Trump promet d’imposer des droits de douane supplémentaires sur les importations européennes. L’UE joue la carte de l’apaisement mais prépare ses arrières en multipliant les discussions commerciales avec d’autres partenaires.
Le Républicain Donald Trump est officiellement redevenu, le 20 janvier, président des États-Unis, quatre ans après avoir quitté la Maison Blanche. Et dans la foulée, son administration a annoncé le retrait, une deuxième fois, des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, mettant ainsi en péril les efforts mondiaux visant à freiner le réchauffement climatique. Le nouveau retrait entrera en vigueur un an après l’annonce officielle. Mais ce n’est pas la seule annonce puisque le nouveau locataire de la Maison Blanche a signé un décret pour retirer son pays de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) l’accusant d’avoir « escroqué » les Américains.
Lire aussi : Élections américaines : Trump, une certitude et des interrogations
Et déjà plane, la menace d’une hausse des droits de douane pour les exportations vers les États-Unis. Donald Trump a d’ailleurs confirmé sa volonté d’imposer des droits de douane de 25 % aux produits en provenance du Canada et du Mexique dès le 1er février. Une sanction que pourrait aussi subir le Vieux continent. « L’UE est très mauvaise pour nous. Ils nous traitent très mal. Ils ne prennent pas nos voitures ou nos produits agricoles. En fait ils ne prennent pas grand-chose », a déclaré Donald Trump, qui a ajouté : « Donc ils sont bons pour des droits de douane. »
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Solution de repli
Face à cette menace, l’UE mise avant tout sur un dialogue pragmatique avec la nouvelle administration américaine. Intervenant le 21 janvier en ouverture du Forum économique mondial de Davos (Suisse), la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré : « Nous nous montrerons pragmatiques, mais nous ne renoncerons pas à nos principes. » Bruxelles souhaite aussi agir sur plusieurs fronts en promettant une « ouverture nouvelle » vers d’autres pays. À ce titre, elle a rappelé les annonces récentes de conclusions de négociations commerciales de l’UE avec la Suisse, le Mercosur ou le Mexique. Par ailleurs, elle propose de « tendre la main » à la Chine et annonce que « le premier voyage de [son] nouveau mandat » se fera en Inde.
Le Parlement européen, assure de son côté vouloir continuer à travailler en étroite collaboration avec la nouvelle administration américaine pour renforcer le partenariat États-Unis/UE. Mais le président de la commission parlementaire du commerce international, Bernd Lange (S & D, Allemagne) prévient que « si les États-Unis dressent des barrières commerciales et se désengagent de leurs alliés et des institutions internationales, le vide risque d’être rapidement comblé par d’autres. » « Les négociations sont la voie à suivre pour aplanir nos divergences », conclut-il.