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Balenti révèle les vertus du fruit du baobab

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Balenti se fixe pour objectif de valoriser le fruit du baobab dans l'alimentation. Crédits : © Balenti

Le fruit du baobab présente des qualités dignes d’un super-aliment, mais il demeure largement méconnu en France. D’où l’idée de faire connaître le produit sous forme de poudre ou sous forme de produits prêts à l’emploi destinés au grand public sous la marque Balenti.

Qui connaît le fruit du baobab ? Bien peu le savent, mais le baobab, arbre sauvage d’Afrique de l’Ouest, peut être valorisé pour ses fruits. « Connu en Afrique sous le nom d’arbre pharmacien, le baobab est aujourd’hui encore méconnu en France, alors qu’il a de nombreuses vertus. C’est pourquoi j’ai décidé de valoriser son fruit sous forme de poudre qu’il est possible d’utiliser comme ingrédient », explique Binta Lopes Rodrigues, fondatrice de la société parisienne Balenti.

C’est en Guinée-Bissau que Balenti se fournit en poudre de fruit du baobab, qui est obtenue en écrasant la pulpe déjà sèche présente à l’intérieur de la cabosse et qui entoure les graines. La société s’approvisionne auprès de coopératives locales féminines qui récoltent et transforment la pulpe en poudre.

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« La pulpe de fruit de baobab est riche en vitamine C, en fer et en magnésium, qui contribuent à réduire la fatigue. Cet aliment regorge également d'antioxydants (vitamines A, B6, B2 C, E, le zinc, le sélénium, le bêta-carotène, la coenzyme Q10, le pycnogénol) et de polyphénols qui jouent un rôle central dans la stimulation de nos défenses immunitaires et dans le bon fonctionnement général de notre organisme », affirme Balenti, soulignant par ailleurs que le baobab est riche en fibres prébiotiques.

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Valorisation dans les produits alimentaires

Si la poudre de fruit du baobab est déjà utilisée par la nutraceutique, Balenti s’oriente davantage vers l’usage alimentaire. « Nous voulons faire connaître la poudre de baobab comme ingrédient », affirme Binta Lopes Rodrigues. Deux débouchés ont été identifiés : les fabricants de produits alimentaires et le grand public. Pour ce dernier, Balenti a lancé sur le marché deux produits finis : la pâte à tartiner (trois recettes différentes) et les billes de biscuits. Une façon de faire découvrir l’ingrédient et d’avoir une action pédagogique auprès des consommateurs et des industriels. Pour la pâte à tartiner, Balenti s’est rapproché de la PME francilienne Les Délices de l’ogresse, qui fabrique selon son cahier des charges, sachant que Balenti a été accompagné par Scinnov pour la recette.

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S’étant fixé pour objectif d’écouler 4 tonnes de poudre de fruit de baobab en 2024, Balenti regarde déjà plus loin. La société réfléchit ainsi à la valorisation alimentaire de la graine de baobab qui peut être torréfiée pour confectionner une boisson chaude proche du café, ainsi qu’à la transformation de la cabosse en poudre, intéressante d’un point de vue nutritionnel. Autant de projets qui pourraient être financés par une opération de financement participatif prévue pour la fin 2024.