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Bébés sans bras : la piste de l’alimentation bovine étudiée

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La Direction générale de la Santé a présenté, lors d’une conférence de presse le 16 novembre, son dispositif d’investigation visant à déterminer les causes des cas de malformations survenues chez des nourrissons dans l’Ain, le Morbihan et la Loire-Atlantique depuis 2000. L’objectif est de « rechercher, formuler puis investiguer toutes les hypothèses » permettant de comprendre «les origines de ce phénomène ».

L’une des pistes privilégiées par les enquêteurs serait l’alimentation animale. Les autorités sanitaires étudient l’hypothèse d’une substance dangereuse, entrée dans la nourriture bovine, et par la suite ingérée par la population. La plateforme d’épiémiosurveillance en santé animale (ESA), a déjà été sollicitée par l’Anses pour analyser cette piste.

Selon la DGS, le but de cette démarche est d’obtenir « une remontée des cas éventuels de veaux malformés au niveau national », sur la base « des données recensées par l’Observatoire national des anomalies bovines (Onab) afin d’identifier des zones où ces anomalies sont surreprésentées, pour ensuite déterminer s’il existe « des coïncidences de localisation avec des cas de malformations humaines ».

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Mais il ne s’agit pas de la seule piste. Une analyse « exhaustive » de la littérature scientifique doit être effectuée sur « les expositions alimentaires ou environnementales» pouvant être à l’origine de ce type de malformations. La DGS évoque, pèle-mêle, « les produits phytosanitaires », « les médicaments vétérinaires », « l’air et l’eau », mais aussi « la voie alimentaire : bactéries virus, mycotoxines ».

« Aucune piste ne sera exclue », tente de rassurer la DGS. Les travaux seront menés conjointement par l’Anses et Santé publique France, qui travailleront chacun « dans leur champ respectif ». Cette enquête avait été annoncée par Agnès Buzyn le 31 octobre, qui avait décidé la saisine des deux organismes suite à l’apparition de onze nouveaux cas suspects dans l’Ain, en plus des 18 déjà connus.

Recherche de « coïncidences de localisation avec des cas de malformations humaines »