Bel a enregistré une année 2025 de « solide performance » en s’appuyant sur différents marchés et en diversifiant ses produits laitiers et végétaux. Cécile Béliot, directrice générale, met en avant la nécessité d’une rémunération soutenue des éleveurs français.
Le chiffre d’affaires consolidé du groupe Bel a atteint 3,83 milliards d’euros en 2025, en hausse de 2,4 % en données publiées et + 4,7 % en organique, selon les données dévoilées le 25 mars. « Le résultat opérationnel courant s’établit à 260,2 millions d’euros, en hausse organique de 6,7 %, soit une marge opérationnelle courante stable de 6,8 % », indique le communiqué. Le résultat opérationnel atteint 234,9 millions d’euros, en forte hausse de 32,1 % après une année 2024 marquée par des coûts importants de restructuration industrielle.
Ces résultats ont été obtenus en dépit d’un contexte international marqué par les tensions inflationnistes et les droits de douane américains, période d’autant plus compliquée que Bel est très présent hors des frontières à travers ses fromages (La Vache qui rit, Babybel) et ses compotes (Gogo Squeez aux États-Unis). Au Moyen-Orient, Bel assure s’adapter et profiter de son modèle de production « multi-local » consistant à produire près des marchés. La région est ainsi alimentée en partie par un site en Égypte et les produits fabriqués en Pologne sont désormais acheminés par la route.
Prix du lait « indécent »
Pour ce qui concerne plus spécifiquement le marché français, Cécile Béliot, directrice générale du groupe Bel, a jugé que le prix du lait payé aux éleveurs français était « indécent » tellement il était bas, à l’occasion de la présentation des résultats 2025. Bel a annoncé, fin 2025, que son prix négocié avec l’Association des producteurs Bel de l’Ouest (APBO) pour 2026 sera de 500 euros/1 000 litres, prime agroécologique incluse, après 475 euros/1 000 l en 2025. Il se décompose ainsi : 483 €/1 000 l, incluant la prime de 17 €/1 000 l, touchée par 100 % des éleveurs, relative à l’alimentation sans OGM et l’accès des vaches aux pâturages, ainsi qu’une prime agroécologique estimée en moyenne à 17 €/1 000 l. « Le contrat de Bel est un plus pour l’éleveur car c’est un contrat garanti pour l’année basé sur les coûts de production », a-t-elle souligné. Concernant les négociations commerciales, elle a assuré : « On ne négocie pas l’amont, c’est le cœur de notre modèle. » Le sujet important est de « ne pas opposer le revenu des éleveurs et le pouvoir d’achat des consommateurs ». Bel veut ainsi proposer dans ses gammes Bel veut ainsi proposer dans ses gammes de produits accessibles comme la Vache qui rit et d’autres plus valorisés comme Baby Bel.
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En 2026, Bel va poursuivre son développement international, identifié comme un « levier clé de croissance », en se concentrant sur l’Asie et l’Amérique du Nord. Et en termes de produits, le groupe va poursuivre le lancement de nombreuses innovations (160 lancées en 2025) et d’une offre plus diversifiée. Elle a récemment multiplié les produits riches en protéines et en vitamines.
CB