Julien Denormandie a souligné, le 15 février à l’Assemblée nationale, « la forte mobilisation de tous » pour trouver des alternatives aux néonicotinoïdes, 21 projets ayant été lancés dans le cadre du PNRI (Plan national de recherche et d’innovation) « vers des solutions opérationnelles contre la jaunisse de la betterave sucrière ». « On met toute la pression dans le tube pour faire en sorte que les travaux de recherche aillent le plus vite possible », a déclaré le ministre, auditionné par la commission du Développement durable sur l’application de la loi du 14 décembre 2020 relative aux néonicotinoïdes. Vingt et un projets ont été lancés grâce au PNRI et deux complémentaires sont en cours de validation, d’après son décompte. Sur l’ensemble, 14 nécessitent des essais au champ, parmi lesquels 13 ont été mis en place « en l’espace de huit mois », a souligné Julien Denormandie. Les projets reposent sur la sélection variétale, le biocontrôle, les modèles culturaux, dont les solutions basées sur les inter-rangs (avoine, féverole et autres), selon lui. Ils bénéficient de 7 M€ de crédits publics (plus 200 000 € additionnels), auxquels s’ajoutent plus de 14 M€ de financements connexes par les instituts publics et privés. Le budget consacré à la recherche génétique, par exemple, atteint près de 600 000 €, quelque 10 % des fonds d’État dans le PNRI.
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La campagne 2022 est la deuxième pendant laquelle les néonicotinoïdes sont réautorisés de manière temporaire pour la betterave sucrière, après la publication d’un arrêté le 1er février. Dix autres États membres (Autriche, Belgique, Croatie, Danemark, Espagne, Finlande, Hongrie, Pologne, République tchèque, Roumanie) bénéficient de la dérogation, d’après un recensement au 9 février, a précisé le ministre. C’est deux de moins (Allemagne, Lituanie) par rapport à la campagne 2021.