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Bibo lance ses boissons chaudes à partir d’ingrédients locaux

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Benjamin Bienert, créteur de Bibo Crédits : © Bibo

La start-up bordelaise Bibo a terminé sa campagne de financement participatif pour initier la première production de son mélange de racines et céréales torréfiées. A l’origine du projet de Benjamin Bienert, l’envie de proposer des boissons chaudes à partir d’ingrédients de nos terroirs, contrairement au café, thé ou cacao.

« Pas moins de 882 commandes de la part de 316 nouveaux clients, soit beaucoup plus ce que j’attendais de cette opération de financement participatif lancée sur KissKissBankBank », déclare aujourd’hui Benjamin Bienert, à la tête de Bibo. Cette initiative lui permet de se faire connaître et surtout de disposer des fonds pour lancer sa première production, soit 15 000 euros. Autre avantage : se faire repérer par des professionnels. Et cela a fonctionné. « J’entre en discussions avec Naturalia qui souhaite référencer mon produit à l’échelle nationale », poursuit l’entrepreneur. Le distributeur bio a en outre participé financièrement à la levée de fonds participative, aux côtés d’autres donateurs.

Alors que la production a démarré dans l’atelier de l’incubateur dédié à la FoodTech et la WineTech de Bordeaux Technowest à Libourne (Gironde), Benjamin Bienert envisage déjà les développements à venir de sa marque naissante. « Je vais pouvoir élargir ma gamme avec des boissons chaudes aromatisées, au caramel ou à la noisette par exemple, varier les présentations avec du moulu pouvant fonctionner dans un percolateur ou encore torréfier et mélanger de nouveaux ingrédients ».

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Ingrédients locaux pour une consommation locale

A l’origine du projet Bibo, il y a le constat que la très grande majorité des boissons chaudes consommées aujourd’hui sont confectionnées à partir de matières premières issues de zones très éloignées de la France. Alors qu’il est possible d’inventer des recettes à partir de végétaux qui poussent sous nos latitudes, de les fabriquer localement, ce qui permet de développer l’économie locale et de limiter l’impact environnemental lié au transport sur de longues distances. Pour mettre en pratique ce parti pris, Benjamin Bienert a eu l’idée de torréfier de la chicorée, de l’orge, de l’épeautre et du sarrasin, pour composer un mélange pouvant être utilisé dans une théière ou une cafetière à piston. Le tout avec une attention particulière à la torréfaction, réalisée de façon différente que celle faite habituellement pour la chicorée dont le but est de se rapprocher du café.

Dans les mois à venir, Benjamin Bienert prévoit d’augmenter la diffusion de ses produits, auprès des cafés, hôtels et restaurants et des épiceries, de lancer son propre e-shop, d’être présent sur les plateformes de e-commerce et de trouver un moyen de produire à plus grande échelle. Des projets qui nécessiteront une nouvelle levée de fonds, « sans doute en fin d’année », précise le dirigeant.