Un récent rapport publié par la Commission européenne montre que, au point de contrôle de Kapikule entre l’UE et la Turquie – gros acheteur de bétail vivant (tout comme le Liban, la Jordanie, Israël, la Palestine ou l’Égypte) –, les animaux doivent parfois rester plus de six heures dans des camions par plus 40°C en attendant les procédures administratives de rigueur (contrôles sur la santé animale, identification et exigences techniques). Et si les autorités turques constatent des lacunes, un temps supplémentaire considérable est nécessaire pour y remédier. Mais la situation devrait s’améliorer, souligne le rapport.
Si aucune installation sur place n’est prévue pour « faciliter le bien-être des animaux » pour l’instant, le poste d’inspection frontalier de Kapikule va être reconstruit à l’intérieur du territoire douanier pour répondre à toutes les exigences et permettre que des inspections frontalières vétérinaires soient menées de manière plus efficace.
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La Commission estime par ailleurs que la mise en place de modèles harmonisés de certificats vétérinaires et la préparation d’un plan de voyage réaliste pourraient réduire les risques pour le bien-être des animaux. L’autorité vétérinaire turque a justement créé ces modèles de certificats sanitaires harmonisés pour que les États membres de l'UE les utilisent pour l’exportation de bovins vivants vers la Turquie à des fins d’engraissement ou d’élevage. Mais ce nouveau système, censé fluidifier les procédures et mis en place depuis juin 2017 par les autorités turques, avait été utilisé pour seulement 25 % des animaux au mois de septembre au moment où l’audit a été réalisé. Les autorités turques ont donc permis l’utilisation des anciens certificats jusqu’au début de 2018.