« L’UE a besoin de règles actualisées sur la protection pendant leur transport des animaux exportés », a réaffirmé le 29 septembre la présidente de la commission d’enquête du Parlement européen sur le transport des animaux, Tilly Metz, de retour d’une mission de trois jours en Bulgarie. Neuf eurodéputés se sont notamment rendus au poste frontière de Kapitan Andreevo entre la Bulgarie et la Turquie où transitent entre 150 000 et 250 000 animaux vivants par an pour être envoyés principalement vers le Moyen-Orient. Dans une déclaration publiée par le Parlement européen, Tilly Metz dénonce « les durées de transport souvent trop longues, les animaux trop jeunes pour voyager en toute sécurité, avec un manque d’eau ou de nourriture adéquate, et des problèmes de stress thermique, en raison des températures élevées que connaît la région pendant les mois d’été ». Mais, prévient-elle, « ce flux massif d’animaux vivants à la frontière bulgaro-turque est un problème auquel les autorités bulgares ne peuvent pas faire face seules », précisant que « très peu d’animaux exportés proviennent en fait d’exploitations bulgares ». « Les États membres doivent se coordonner davantage et mieux en matière d’autorisations et de contrôles des transports d’animaux vivants », estime-t-elle.
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La commission d’enquête du Parlement européen sur la protection des animaux pendant le transport votera le 2 décembre son projet de rapport. Elle travaille actuellement à la rédaction d’amendements de compromis sur la base des 1 200 amendements déposés. La fixation d’une limite à la durée de transport des animaux sera l’une des grandes questions sur lesquelles il faudra trancher.
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La commission de l’Agriculture du Parlement européen (Comagri) prépare, elle aussi de son côté, un rapport plus large sur le bien-être animal alors que la Commission européenne devrait proposer en 2023 une révision de la législation de l’UE en la matière.