La Slovénie, avec le soutien de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Belgique, du Danemark, des Pays-Bas, de l’Irlande ou de Malte, a demandé le 26 janvier lors de réunion des ministres de l’Agriculture de l’UE à Bruxelles, que « le bien-être animal demeure une priorité essentielle du programme de travail de la Commission pour 2026 ». La révision de la législation en la matière, promise depuis des mois par la Bruxelles, ne figure en effet pas à l’agenda de cette année. Les délégations souhaitent notamment l’abandon progressif de l’élevage d’animaux à fourrure mais aussi du broyage des poussins mâles. Elles précisent toutefois que « les initiatives futures devront refléter une approche équilibrée, alliant ambition, faisabilité, proportionnalité et périodes de transition appropriées ». Plusieurs États membres se sont toutefois montrés plus réticents vis-à-vis de ces demandes comme la France qui prévient que « les évolutions envisagées ne devront pas conduire à des charges disproportionnées pour assurer la compétitivité des filières ».
Lire aussi : Commission européenne : l’élevage au programme de 2026, pas le bien-être animal
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Sans s’engager sur la présentation de propositions en 2026, le commissaire européen à la Santé, Oliver Varhelyi a confirmé que « les travaux en la matière allaient de l’avant » avec une consultation publique close en décembre qui a recueilli un nombre record de réponses (200 000 réponses), une étude d’impact en cours sur la compétitivité et fonctionnement du marché intérieur ainsi que des consultations des États membres. Il promet « une approche équilibrée et des périodes de transition secteur par secteur ». Et dès le mois de mars, Bruxelles publiera une communication en réponse à l’initiative citoyenne européenne « Fur free Europe », appelant à interdire l’élevage d’animaux à fourrure dans l’UE.