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Oléoprotéagineux Bientôt une assurance "chiffre d'affaires" sur le colza

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La filière oléagineux est soumise, depuis de nombreuses années, aux aléas des cours mondiaux, sans filet de sécurité. La filière oléagineux a réfléchi à la mise en place d'une "assurance chiffre d'affaires" qui prendrait en compte les risques à la fois de fluctuation de marché et de fluctuation de rendement. Les responsables de la Fop présentent ce projet aux agriculteurs qui viennent participer aux 12 réunions régionales de la Fop qui se tiennent dans le courant de février à avril. 

Cela fait plusieurs années que la Fop réfléchit au projet d'assurance chiffre d'affaires. Le voilà sur le point d'aboutir avec le concours de Groupama, en tout cas, il devrait entrer dans une phase de test pour la culture de colza. Le principe est le suivant : il s'agit de proposer une assurance qui garantit une baisse du prix ou une baisse de rendement départemental, quelle que soit la cause, entre le semis et la récolte. " C'est une garantie forfaitaire et collective", insiste Philippe Dusser, de la Fop. Comme pour toute assurance, il y aura une franchise de 20 %. En cas de sinistre, un agriculteur pourra bénéficier d'une indemnité si le chiffre d'affaires effectif est inférieur au chiffre d'affaires garanti (c'est-à-dire le chiffre d'affaires de référence amputé de 20 %). La prime d'assurance serait de l'ordre de 3 à 4 % du chiffre d'affaires, ce qui est cher. D'où la nécessité, selon la Fop, qu'il y ait un financement des pouvoirs publics, à hauteur de 60-70 %.

Se douter d'une nouvelle forme de filet de sécurité 

" Nous sommes persuadés que si nous ne forçons pas le destin sur ce sujet, il ne se passera rien, affirme Xavier Beulin, président de la Fop. C'est pourquoi nous avons décidé de faire un test grandeur nature sur nos fonds propres dès la campagne prochaine". Les départements tests dépendront de la volonté des caisses régionales de Groupama qui voudront se lancer dans l'aventure. Le président de la Fop insiste bien sur le fait que cette proposition s'inscrit dans toute la démarche d'assurance récolte actuellement en discussion. " Il s'agit de doter l'agriculture française d'une nouveau mécanisme de filet de sécurité, considère-t-il. Le but est de remplacer le système des calamités qui est plus ou moins défaillant, en recyclant une partie des soutiens publics à travers ce système. Nous ne sommes pas plus idiots que les Américains et les Canadiens !"

 

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