Il existait déjà le « Kiwi de l’Adour » dans le Sud-Ouest, il pourrait très prochainement avoir son pendant en Corse. L’Aprodec, l’Association pour la promotion et la défense de la clémentine corse, a en tout cas déposé un dossier auprès de l’Inao, l’Institut national de l’origine et de la qualité, pour que le fruit produit dans l’île dispose d’une indication géographique protégée (IGP), nous apprend un avis du Journal officiel publié mercredi 4 avril. Approuvé par le comité national des indications géographiques protégées le 8 février dernier, le cahier des charges est disponible en ligne et soumis pendant deux mois à une procédure nationale d’opposition, prélude à une éventuelle transmission au ministère de l’Agriculture pour homologation. De variété Hayward, la production corse représenterait « 3 000 tonnes de kiwi par an », soit « 2 à 3 % de parts du marché français », précise un reportage de France 3 Corse du 5 mars dernier. Dans ce dernier, l’Aprodec, qui gère déjà l’IGP de la clémentine corse, indiquait espérer pouvoir faire valider le cahier des charges au printemps, avant une transmission à la Commission européenne, pour « une mise en place de l’IGP kiwi de Corse à l’horizon 2020 ». Sur la période 2009-2014, la production française de kiwi s’est élevée à près de 68 000 tonnes, à 55 % originaires de la seule région Aquitaine, selon des chiffres Agreste.
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