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Ingrédients Bio Bleu investit pour valoriser les sous-produits de la mer

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La PME bretonne Bio Bleu se spécialise dans la production de molécules à base de déchets de produits de la mer, destinées aux secteurs de la diététique et de la cosmétique. Elle investit 15 millions d’euros dans le Finistère.

Bio Bleu est née d’un projet mené par l’institut technique ID.mer, à Lorient dans le Morbihan, qui œuvre au développement des produits de la mer. La « jeune pousse », qui compte dans son capital l’industriel finistérien Carnicas, spécialisé dans la valorisation de sous-produits de la volaille, ainsi que des mareyeurs du Guilvinec, vise à produire des molécules à partir des déchets des produits de la mer, et à les commercialiser à l’industrie de la diététique et de la cosmétique.

Un plan de marche ambitieux

A cet effet, elle investit 15 millions d’euros à Treffiagat dans le Finistère, pour y implanter une usine d’une superficie de 1 500 mètres carrés. Au-delà de ce premier pas, son plan de marche prévoit que ce montant sera doublé, voire triplé d’ici dix ans. En attendant, le site, où devraient être créés 65 emplois dans les trois ans, sera opérationnel au milieu de 2005. Dans un premier temps (les 3 ans de la première phase), le traitement des sous-produits sera un traitement aqueux. Dans les phases suivantes, interviendront de nouvelles technologies (dont la R&D est encore en cours), telles que celles correspondant à des périodes de très fines filtrations.

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Concrètement, Bio Bleu s’approvisionnera en sous-produits (arêtes, têtes, nageoires) auprès des entreprises de transformation de poissons et de crustacés. La société prévoit de traiter pour la première années pleine d’exercice 2 500 tonnes de sous-produits par an, sachant qu’une tonne contribue à produire environ 50 kg de molécules. Les deux tiers de la production devraient être destinés à l’exportation, en particulier vers les marchés britannique, allemand et italien.

Actuellement, le grand pays producteur de molécules à base de sous-produits de la mer est la Nouvelle-Zélande. La demande se révèle forte dans le domaine de la nutraceutique. Il s’agit, par exemple, de renforcer la valeur nutritionnelle de produits recomposés comme le surimi.