De son étude Cuisinons plus bio 2026, rendue publique le 5 mai, l’Agence Bio constate qu’une meilleure diffusion du bio en restauration nécessite de « rétablir la vérité sur les prix », leur niveau, perçu comme élevé, représentant « le frein unanime ». Recueillant les témoignages de cinq acheteurs de la restauration et de sept grossistes, cette étude fait ressortir des leviers pour abaisser les prix d’achat, pour que les sites de restauration réduisent leurs coûts, ou enfin justifier un prix plus élevé que pour les produits conventionnels. Abaisser les prix peut procéder de circuits courts, du repérage des produits de saison moins chers, de la chasse aux marges abusives, de filières structurées ou encore de l’obtention de l’État d’un abaissement de la TVA sur le bio en restauration. À l’intention des sites de restauration, l’étude recommande d’ajuster les recettes (par exemple en réduisant une portion de viande), de tirer parti d’un meilleur rendement des denrées bio, de travailler à l’ardoise, et enfin de communiquer sur les avantages de la filière pour l’environnement et la santé. Elle revendique aussi de rendre la certification de restaurant bio plus accessible.
SC