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Bio-hydrogène : Haffner Energy demande la « neutralité technologique »

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Interrogé le 28 septembre par Agra Presse, suite au déplacement d’Elisabeth Borne dans l’Oise consacré à la production l’hydrogène, le président de la société française Haffner Energy, spécialisée dans le bio-hydrogène, demande la « neutralité technologique » dans les discours et les politiques publiques dédiés à la production de ce gaz émergent. « Dans les discours sur l’hydrogène, on ne parle que d’électrolyse », regrette Philippe Haffner. Or, plusieurs procédés permettent d’obtenir de l’hydrogène (voir notre enquête), dont l’électrolyse (filière électrique, e-hydrogène) mais aussi la gazéification à haute température ou la fermentation (filière biomasse, bio-hydrogène).

Dans son discours, Elisabeth Borne a rappelé que le plan hydrogène lancé en 2020 par la France met l’accent sur « l’électrolyse et les équipements à hydrogène pour la mobilité lourde et professionnelle ». Et elle n’a pas évoqué les autres procédés. « Nous avons un process mal identifié par les pouvoirs publics, malgré notre entrée en Bourse, notre empreinte carbone négative, notre faible consommation d’électricité, et notre degré de maturité proche des technologies d’électrolyse », déplore l’entrepreneur, qui a développé un procédé de thermolyse, d’ores et déjà en fonctionnement dans la région de Strasbourg.

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La faute en reviendrait notamment au faible nombre d’acteurs présents dans le bio-hydrogène, au regard d’une « soixante de fabricants d’électrolyseurs », selon lui. En termes de volume, l’entreprise estime pourtant ne pas avoir à rougir devant l’électrolyse. « D’ici 2025-2030, nous avons la capacité de produire un volume équivalent à l’électrolyse, car nous n’avons pas besoin, contrairement à cette technologie, de mettre en place des infrastructures électriques lourdes. Nous avons seulement besoin d’un gisement de biomasse qui est déjà là. » Par la suite, la filière de l’électrolyse pourrait, selon lui, devancer en volume la thermolyse par la mise en place de vastes champs de panneaux photovoltaïque.

« D’ici 2025-2030, nous avons la capacité de produire un volume équivalent à l’électrolyse »