Les négociateurs du Parlement européen, du Conseil de l'UE et de la Commission européenne avaient rendez-vous en trilogue le 27 mars pour avancer vers un compromis sur la révision de la directive Énergies renouvelable (RED II). Les députés et les États membres se sont prononcés pour un plafonnement à 7 % des biocarburants de première génération à l’horizon 2030 (comme actuellement et contre 3,8 % proposés par la Commission). Mais le Parlement européen souhaite en plus l’interdiction des biocarburants issus de l’huile de palme.
Dans une lettre adressée à cette occasion aux négociateurs, les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) rappellent leurs recommandations en la matière afin notamment de garantir les investissements existants et futurs dans le secteur.
Le Copa-Cogeca demande que les co-législateurs prévoient une obligation d’incorporation de sources d’énergie renouvelables sans restrictions technologiques d’au moins 14 % à l’échelle de l’UE (comme le propose le Conseil), y compris une part maximale de biocarburants issus de cultures arables égale à 7 % jusqu’en 2030 (et donc un rejet de la trajectoire d’élimination progressive de ces biocarburants). Comme le suggère le Parlement européen, les organisations agricoles veulent que soit rejetée la contribution de l’huile de palme et de ses dérivés dans les objectifs climatiques et environnementaux de l’UE aussi longtemps que les problèmes de durabilité de cette production ne sont pas résolus. Dans leur courrier, elles insistent également sur la suppression de tous les multiplicateurs qui, selon elles,trompent les citoyens sur le niveau réel d’incorporation des sources d’énergie renouvelables au bénéfice des carburants fossiles.
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Et le Copa-Cogeca ne manque pas de rappeler qu'étant donné les tensions sur le marché des protéines pour l’alimentation des animaux d’élevage, les biocarburants issus des cultures arables européennes qui fournissent de manière couplée des protéines et des fourrages de grande qualité devraient être privilégiés (1).
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