Alliance Biocontrôle a profité du Sival, le 14 janvier, pour présenter le bilan 2023 de la filière. Si les surfaces ont augmenté, passant de 7,5 M ha il y a deux ans à 11,5 Mha en 2023-2024, le chiffre d’affaires de la filière est en légère baisse par rapport à 2022, où il atteignait 278 M€ et 10 % de parts de marché. « Cette différence s’explique par des reports de produits achetés l’année précédente, ou par des variations de prix », avance Denis Longevialle, directeur général d’Alliance Biocontrôle, tout en rappelant que l’année 2022 était atypique, en raison du début de la guerre en Ukraine, qui avait affolé les marchés et déplafonné le coût des intrants. L’association espère atteindre 30 % de parts de marché en 2030, grâce à un accès facilité à l’innovation, et à un déploiement des offres existantes. « Cela doit aussi passer par une meilleure valorisation des productions agricoles ayant été traitées par des solutions de biocontrôle », estime Denis Longevialle. La filière espère enfin une révision de la séparation de la vente et du conseil, ainsi que la reconnaissance officielle du biocontrôle dans les textes européens.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Au total, les ventes de solutions de biocontrôle atteignent 245 M€, soit 9 % du marché français de la protection des plantes (2,7 mds€). Le pourcentage du biocontrôle dans chaque segment est variable : ainsi, si 41 % des molluscicides et 33 % des insecticides sont des solutions de biocontrôle, seuls 13 % des fongicides et 3 % des herbicides appartiennent à cette catégorie. Cette différence explique, en partie, les écarts d’utilisation au sein des filières : une étude commandée par Alliance Biocontrôle révèle que près de la totalité des surfaces de vignes sont traitées par au moins un traitement de biocontrôle (97 %) tandis que seules 15 % des surfaces de grandes cultures sont concernées. « C’est par les grandes cultures que l’accélération du développement du biocontrôle doit se faire », estime Céline Barther, présidente d’Alliance Biocontrôle.