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Biodiesel : après l'huile de palme, Bruxelles propose d’interdire le soja d’ici 2030

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La Commission européenne a soumisà consultation publique, le 21 janvier, un projet de règlement délégué visant à progressivement ramener à zéro l’utilisation de soja dans la production de biodiesel de l’UE. Le texte propose d’introduire « une trajectoire visant à réduire progressivement la contribution des biocarburants, des bioliquides et des combustibles issus de la biomasse, présentant un risque élevé de changement indirect d’affectation des terres, aux objectifs en matière d’énergies renouvelables ». En modifiant certains critères comme « le modèle d’expansion de la production des cultures vivrières et fourragères concernées, ainsi que les facteurs de productivité », il fait de facto entrer le soja dans la catégorie des cultures présentant un risque de changement indirect d’affectation des terres. Et il fixe un échéancier de réduction de sa présence dans le biodiesel (de 85,7 % maximum en 2024 à 0 % en 2030). En 2019, un premier acte délégué de ce type avait a confirmé l’élimination progressive des biocarburants à base d’huile de palme d’ici 2030. Le soja va désormais subir le même sort.

Lire aussi : Biodiesel : l’UE publie son règlement, contesté, visant à limiter le recours à l’huile de palme

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« Les biocarburants à base de soja sont deux fois plus nocifs pour la planète que le diesel fossile. Leur suppression progressive est la bonne solution et garantit que le soja américain, argentin et brésilien ne se retrouve pas dans les réservoirs européens », se félicite l’ONG Transport & Environnement. Elle regrette toutefois que d’autres matières premières comme la canne à sucre restent « juste en dessous du seuil » et puissent encore être considérée comme une matière première durable.