Abonné

Biodiversité : Bruxelles envisage des « crédits nature »

- - 2 min

La Commission européenne travaille à la mise en place d’un dispositif de crédit « nature » afin de rémunérer les communautés locales ou les agriculteurs fournisseurs de services écosystémiques, a annoncé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen lors d’un discours à la conférence DLD nature à Munich le 13 septembre. « Nous savons que c’est possible, avec les normes appropriées, comme nous l’avons déjà fait avec le marché du carbone », a-t-elle assuré. Des travaux sont en cours au niveau des Nations unies pour définir une norme mondiale de ces crédits et « nous travaillons activement avec les États membres à l’élaboration des premiers projets pilotes à l’appui de ce processus », a indiqué la présidente de l’exécutif européen. « Nos agriculteurs voient leurs bénéfices augmenter lorsqu’ils exploitent davantage de terres et les cultivent de la manière la plus intensive possible, mais pas tellement lorsqu’ils laissent les terres en jachères, permettant aux plantes sauvages de fleurir et aux oiseaux de se reproduire », constate-t-elle. Or, selon elle, « une compagnie des eaux, pour qui l’état de santé d’une source est crucial ou une société horticole, pour qui le travail des pollinisateurs est essentiel pourrait recourir à ces crédits nature ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

restauration
Suivi
Suivre

Lire aussi : Une ébauche de feuille de route agricole pour Bruxelles

Dans leurs conclusions rendues récemment, les parties prenantes du Dialogue stratégique sur l’avenir de l’agriculture de l’UE recommandent justement la création d’un fonds de restauration de la nature financé en dehors de la Pac par de l’argent public mais aussi privé. Dans la lettre de mission qu’elle a adressée à la future commissaire européenne à l’Environnement, la Suédoise Jessika Roswall, Ursula von der Leyen lui demande donc « d’accorder la priorité à la conception d’incitations en faveur des actions positives pour la nature et de l’investissement privé ». Et elle la charge de diriger ces travaux sur les crédits nature en étroite coopération avec les États membres, les partenaires internationaux et les organisations.