Dans un rapport publié le 10 septembre, le Fonds mondial pour la Nature (WWF) a actualisé l’Indice planète vivante (IPV), qui suit « l’abondance de près de 21 000 populations de mammifères, oiseaux, poissons, reptiles et amphibiens dans le monde ». En moyenne, cet indice aurait chuté de 68 % entre 1970, choisi comme point de référence, et 2016. « La baisse de 94 % de l’IPV pour les sous-régions tropicales des Amériques est le déclin le plus important jamais observé », précise le WWF. D’après les projections de la fondation, le renforcement de la conservation, avec une hausse de l’étendue des zones protégées, et une restauration accrue des paysages permettrait à l’indice de gagner près de sept points (en base 2010) par rapport à la tendance à l’horizon 2100. La transition seule de la production agricole sans conservation ne permettrait en revanche de gagner que deux points par rapport à la tendance. Au final, seule la combinaison d’efforts de conservation, de changements de modes de consommation pour diminuer les apports carnés, et d’évolutions des techniques agricoles permettrait d’inverser réellement la courbe, pour restaurer la biodiversité au-delà des niveaux observés en 2010 à l’horizon 2100.
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