Le ministère de la Transition écologique a soumis à consultation jusqu’au 30 janvier son projet de plan national d’actions (PNA) en faveur des plantes messicoles (inféodées aux milieux agricoles) pour la période 2024-2033. Autrefois appelés plans de restauration, les PNA ont été créés en 1996, et une première version dédiée aux plantes messicoles a été mise en œuvre de 2012 à 2019. Comme le précédent, ce plan n’apporte pas d’évolution réglementaire ou budgétaire, et vise globalement à améliorer les connaissances de ces espèces et soutenir les efforts de conservation existants. Parmi les nouveautés, la création d’un « réseau sanctuarisé de parcelles conservatoires » avec pour objectif d'« éviter la disparition d’espèces qui ne sont plus représentées que par de rares populations, et de communautés particulièrement riches ».
Ce réseau doit notamment permettre de hiérarchiser les zones prioritaires, de rechercher des financements pour l’acquisition ou la gestion de parcelles « à fort enjeu », ou d’établir, en ce sens, des conventions avec les Safer. En France, sept conservatoires d’espaces naturels (CEN) ont déjà acquis des parcelles à des fins de conservation, sept également ont établi des conventions de gestion. Au total, 54 sites bénéficient déjà d’une « protection foncière renforcée » via les conservatoires – incluant deux obligations réelles environnementales (ORE) – sur des parcelles allant de 5 m2 à 2 ha.
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Le nouveau plan vise également à constituer « un dispositif de surveillance national », permettant « d’assurer une veille sur l’état de conservation en relation avec les pressions qui s’exercent et sur les potentielles restaurations en lien avec les politiques publiques ». Par ailleurs, ce nouveau plan sera étendu aux vignes et vergers et met à jour la liste des « taxons cibles » (92 dont 15 nouveaux).