Une synthèse publiée fin février dans Frontiers in Ecology par des chercheurs de l’Itsap, de l’Inrae et du CNRS souligne que « les traitements nocturnes seraient la meilleure façon de garantir l’absence d’effets indésirables des épandages de pesticides sur les pollinisateurs ». En Europe, rappellent les chercheurs, la directive de 2009 sur les pesticides exige que les épandages ne soient pas réalisés sur les cultures en fleurs ou en présence des pollinisateurs. Or les données scientifiques, résument les scientifiques, « ne sont pas suffisantes pour déterminer des critères de décision » clairs pour les agriculteurs. Les différentes espèces peuvent ainsi butiner sur une large plage de température de 10 à 40 °C, elle-même influencée par la durée du jour. De même, la détermination de liste de cultures attractives possède aussi ses limites puisque « la flore sauvage présente à l’intérieur ou au bord des parcelles peut aussi représenter une source d’exposition ». D’ailleurs, rappellent-ils, si les bourdons préfèrent le centre des champs de colza, d’autres espèces plus petites se concentrent sur les bordures. Les scientifiques reconnaissent cependant que les traitements de nuit soulèvent des questions « de sécurité au travail, épuisement et nuisance pour les voisins ».
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