Le gouvernement a publié au Journal officiel le 6 janvier un décret qui interdira à partir du 1er juillet 2022 l’installation de chaudières au fioul 100 % fossile. Le critère est celui des émissions de CO2 : ce texte permet aux ménages concernés d’installer de nouveaux équipements alimentés avec un biocombustible liquide dès lors que celui-ci respecte le plafond de 300 grammes de CO2 eq/kWh PCI. Dans un communiqué commun, sept organisations professionnelles (1) « saluent ce décret instituant la transition du fioul domestique vers le biofioul ». Le biofioul est une énergie liquide sous forme d’ester méthylique de colza (EMC).
Avant la mise sur le marché du biofioul pour le 1er juillet 2022, le processus de normalisation entamé en 2018 se poursuit : une phase habituelle de consultation d’experts devrait se terminer fin avril 2022 avec un arrêté de spécification portant le taux maximal d’incorporation de 7 % actuellement à 30 %. Dès lors que l’arrêté portera le taux d’incorporation à 30 %, « le produit sera disponible », précise-t-on à la FF3C.
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La filière estime le surcoût du biofioul à 15 % par rapport au fioul ordinaire. Ce surcoût est en partie compensé parce qu’une chaudière performante de nouvelle génération et biocompatible permet de réaliser entre 25 % et 30 % d’économies d’énergie. La filière appelle à une incitation fiscale portant sur la part renouvelable du produit.