Selon un article du média Reuters du 7 octobre, le Bangladesh, lui aussi sanctionné par des tarifs douaniers imposés par l’actuel locataire de la Maison Blanche Donald Trump, a approuvé l’importation de blé d’origine états-unienne, dans l’espoir d’apaiser les tensions commerciales entre les deux pays. Le cabinet bangladais sur les achats publics a négocié directement avec les autorités états-uniennes pour l’acquisition de 220 000 t de marchandises US, relate le média. Le blé sera livré par un cabinet de trading basé à Singapour, Agrocorp International, approuvé par l’association états-unienne des producteurs de blé, en partie financée par le département américain de l’agriculture (USDA). L’affaire s’est conclue à 308 $/t rendu Bangladesh.
Le média rappelle que le pays recevait également de l’aide alimentaire, et donc du blé, via le programme états-Unien d’aide aux pays en difficulté, l’USAID, démantelé par l’actuelle administration américaine. Le Bangladesh s’était également vu imposés des tarifs douaniers de 37 %, ramené à 20 % suite à des négociations, visant à réduire le déficit commercial des États-Unis avec le pays asiatique. Lors des négociations, un mémorandum d’entente avait été signé entre les deux nations en juillet, comprenant l’achat annuel par le Bangladesh de 700 000 t de blé américain durant les cinq prochaines années. Le deal de 220 000 t est la résultante dudit mémorandum. Le Bangladesh est un client occasionnel de l’Hexagone. Pour rappel, FranceAgriMer avait rapporté en septembre des chargements français en cours à destination de ce pays. Snobés par l’Algérie, un client historique, et chahutés par la concurrence d’Europe de l’Est, les exportateurs hexagonaux se démènent pour trouver de nouveaux débouchés. Cette nouvelle renforce la concurrence internationale, et dans ce cas celle des États-Unis, sur le marché bangladais.
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KC