Des chercheurs de l’Inra, du CNRS et du CEA montrent que les températures anormalement élevées à la fin de l’automne accentuent l’effet négatif des précipitations excessives du printemps suivant sur la production de blé, comme on l’a vu en 2016. En voulant tirer la leçon de la récolte désastreuse de 2016 en blé, les scientifiques ont mis en évidence que l’excès de précipitations printanières est d’autant plus préjudiciable pour le rendement de culture que les températures de l’automne précédent sont anormalement élevées, a révélé l’Inra le 24 avril. Ainsi, si à l’automne, le nombre de jours entre 0°C et 10 °C diminue de moitié, passant de 20 à 10 jours, et que des précipitations nettement supérieures à la moyenne accompagnent le printemps suivant, la probabilité d’avoir des pertes de rendement sévères, c’est-à-dire supérieures à 10 %, double. À horizon 2050, les températures très douces de décembre 2015 pourraient être nettement moins rares, à l’avenir, dans la principale zone française de production de blé, a précisé l’Inra. Par contre, aucune tendance ne se dessine clairement pour les précipitations printanières, d’avril à juillet.
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Un mois de décembre trop chaud suivi d’un printemps trop pluvieux laissent présager une mauvaise moisson de blé