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Industrie Bon et Bien prépare son expansion

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Bon et Bien prévoit d’augmenter ses capacités de production en soupes et de se diversifier dans la découpe de fruits et légumes frais dans un nouveau site industriel à Fretin (Nord).

D’ici à l’été 2018, Bon et Bien prévoit de déménager de Templeuve vers la zone industrielle de Fretin, dans la métropole lilloise, pour se doter d’un nouveau site de production dont la capacité annuelle va doubler à 160 000 litres de soupes avec une diversification prévue dans la découpe de fruits et de légumes frais, dite "fraîche découpe", pour le food service (agroalimentaire, grande distribution et restauration).

Pour cette entreprise, créée fin 2014, par McCain, l’adhérent E. Leclerc Thomas Pocher et Randtsad, avec l’appui de la Fédération nationale des Banques alimentaires et du Groupement d’agriculteurs producteurs de pomme de terre pour l’industrie (Gappi), c’est une étape décisive. "Bon et Bien est née d’une double prise de conscience, d’abord de voir chaque année des agriculteurs des Hauts-de-France jeter de 20 à 30 % de leurs productions de légumes pour des problèmes de calibrage ou de difformité, voire bien davantage selon les variétés, et ensuite de constater un taux de chômage de 11,7 %, toujours trop élevé dans la région", rappelle Jean Bernou, CEO Continental Europe de McCain Foods.

S’inspirant d’une expérience en RSE menée dès 2012 par McCain en Colombie et déployée depuis en Grèce, en France et bientôt en Belgique, Bon et Bien valorise ces légumes issus des écarts de tri des filières agroalimentaires et de la grande distribution tout en formant et réinsérant d’anciens chômeurs (certificat de qualification professionnelle) dans le métier de chef de production agroalimentaire.

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Elaborées en partenariat avec les chefs lillois Clément Marot et Maxime Schelstraete, les soupes Bon et Bien sont commercialisées (en bouteilles de 0,75 ou 0,25 cl) depuis trois ans, en premier lieu dans les trois hypermarchés et les six drive E. Leclerc de la famille Pocher, et progressivement chez d’autres distributeurs, dans les épiceries indépendantes et la restauration (Monoprix, So good, Class’Croûte…). "Depuis trois ans, nous avons créé 3 CDI, formé et réinséré une dizaine d’anciens chômeurs avec une production de plus de 132 000 litres de soupes valorisant plus de 100 tonnes de légumes", précise Thomas Pocher.

Le site de production tourne donc à la moitié de sa capacité mais Thomas Pocher comme Jean Bernou rappellent que ce social business est beaucoup plus long et délicat à développer à la fois en termes de formation, de management et commercialement qu’une société classique. "Nous avons commencé par réinsérer des personnes au chômage depuis cinq ans et plus avec un taux de réussite de 100 % pour la première promotion de huit, puis nous avons essayé d’aller plus loin, mais avec moins de succès. Notre objectif d’ici à cinq ans avec ce nouveau site de production est de nous structurer, de développer de nouveaux produits pour 40 à 50 salariés", annonce Jean Bernou. À suivre.