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Edito Bonnes nouvelles

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Bien sûr, tous les agriculteurs ne sont pas logés sous la même (bonne) enseigne. L’arboriculture et le maraîchage souffrent de leurs charges d’exploitations excessives, la viticulture peine encore à commercialiser l’ensemble de ses récoltes et la volaille émerge tout juste de sa crise. Mais cela faisait longtemps que le marché n’avait pas apporté un tel contexte. Les prix des viandes restent soutenus, ceux des céréales progressent suffisamment pour pouvoir exporter sans restitution. En même temps, les incertitudes sur l’application de la nouvelle Pac sont en passe d’être levées. Le ministère de l’agriculture a réussi à rendre acceptable, pour les agriculteurs Français, la mise en place des DPU (Droits à paiement unique).

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Individuellement, comme au niveau syndical, les agriculteurs n’ont cependant pas intérêt à se satisfaire de la situation présente. Il leur faut investir, tant en matière grise qu’en équipements, pour être prêts aux changements majeurs qui se préparent : une nouvelle réforme radicale de la politique agricole européenne dont les premiers signes apparaîtront avant même 2013. Mariann Fischer Boel concocte une « simplification » des politiques agricoles qui ressemble tout bonnement à une nouvelle réforme. Et, au-delà de 2013, la pérennité des subventions est clairement posée, ce qui pourrait donner une saveur amère à ceux qui réclament d’être rémunérés par les prix de leur produit. Ce sera peut-être le cas mais pas au niveau qu’ils espèrent. À cela s’ajouteront des contraintes environnementales et de bien-être animal dont les premiers éléments d’aujourd’hui pourraient, demain, rétrospectivement, apparaître comme un régime de faveur. Autant d’échéances qui réclament, de la part du monde agricole, une réflexion de fond qui ne semble pas encore avoir été engagée.